Enquêtes et études de l'URPS médecins Île-de-France
Enquête sur les médecins spécialistes médico-techniques de proximité en Île-de-France
Plus de 1 300 médecins spécialistes franciliens (hors spécialistes de médecine générale) ont répondu à l’enquête de l’URPS Médecins sur l’accès à leur consultation dont l’objectif était de vérifier la disponibilité de ces spécialistes en matière de continuité des soins et de quantifier les modes d’accès dans le cadre du parcours de soins*.
Les résultats de cette enquête démontrent que la richesse de la prise en charge francilienne repose aussi sur la présence de médecins spécialistes de proximité. Ils sont parfaitement intégrés dans le parcours de soins coordonné par le médecin traitant au service du patient. Cette offre reste cependant fragile en raison notamment du vieillissement des médecins libéraux et de leur non renouvellement dans certaines spécialités.
* Enquête URPS médecins Ile-de-France menée auprès des médecins spécialistes en 2012 avec un taux de réponse de 16,5%.
Étude sur les appels téléphoniques reçus et émis par le médecin généraliste lui-même en consultation à son cabinet
L’URPS médecins Ile-de-France a menée une enquête* entre juin et novembre 2010 auprès des médecins généralistes franciliens.
Portant sur l’analyse de 3 734 appels reçus et sur une enquête déclarative des appels émis, l’enquête éclaire tout un pan de la consultation du médecin généraliste, ignoré ou mal analysé, mais qui fait pourtant partie de son temps de travail. Cette enquête montre que :
Les médecins généralistes franciliens passent en moyenne plus de 7 heures au téléphone (7 heures et 8 minutes) avec leurs patients ou avec leurs confrères chaque semaine.
Chaque jour, ils répondent directement à 15 appels téléphoniques d’une durée moyenne de 2 minutes 12 secondes, qu’ils aient ou non un secrétariat téléphonique.
77 % des appels sont reçus de 9h à 12h et de 14h à 19h. Le pic d’appel se situe entre 9h et 10h (11 % des appels). Les appels les plus longs ont lieu après 19h (plus de 3 minutes).
33 % des appels reçus ont pour motif une demande de conseils ou d’avis sur des résultats d’examens et 45 % des appels sont des demandes de rendez-vous.
Les médecins généralistes franciliens déclarent passer eux-mêmes 9 appels par jour, à leurs patients ou à des confrères, d’une durée moyenne de 5 minutes.
Cette grande disponibilité des médecins généralistes s’étend aux nouveaux moyens de communication, en direct avec leurs patients, au travers de leur téléphone portable et de leur e-mail :
47 % échangent par e-mails avec leurs patients ;
48 % leur donnent leur numéro de téléphone portable.
Le revers de cette disponibilité est double : ce temps passé au téléphone n’est ni reconnu, ni rémunéré et 56 % des médecins généralistes franciliens déclarent se sentir harcelés par le téléphone, qui perturbe leurs consultations. Pour répondre à ce harcèlement, 68 % d’entre eux ont recours à la neutralisation de leur ligne lors d’une consultation difficile ou lorsque les appels sont trop fréquents.
* Enquête URPS médecins Ile-de-France menée auprès des médecins généralistes franciliens entre juin et novembre 2010, par questionnaire auto-administré, portant sur l’analyse de 3 734 appels téléphoniques reçus pendant les consultations.
Étude sur les tâches cumulatives réalisées par le médecin généraliste pour les patients lors de la consultation mais sans rapport direct avec celle-ci
L’URPS médecins Ile-de-France a menée une enquête* entre juin et novembre 2010 auprès des médecins généralistes franciliens.
L’analyse de 6 253 consultations de médecins généralistes franciliens, exerçant à 84 % en secteur 1, permet de mieux cerner la réalité du travail du médecin généraliste francilien et apporte des éléments de réflexion sur la nécessaire reconnaissance de ces tâches au-delà de la simplification administrative.
72 % des consultations durent plus de 15 minutes (moyenne de 17 minutes).
47 % des consultations contiennent au moins deux motifs de consultation (moyenne de 1.7 motifs).
Au-delà de l’interrogatoire du patient, de son examen clinique, de l’éducation thérapeutique et de la prescription, les médecins réalisent près de 30 tâches supplémentaires par jour.
Sur une semaine, les 165 tâches supplémentaires réalisées se répartissent ainsi :
46 concernent la prévention ou un conseil en santé
31 concernent les tâches administratives
30 concernent la recherche médicale autour de la consultation
26 correspondances à un confrère
20 rédactions de certificats hors motif de consultation
12 ordonnances marquées en actes gratuits.
A noter que 15 % de ces tâches concernent une autre personne que le patient vu en consultation (parents, enfants…).
Ainsi pour un seul acte rémunéré, une consultation durant 17 minutes, contient deux motifs médicaux ainsi qu’une tâche supplémentaire par acte.
* Enquête URPS médecins Ile-de-France / SMSI menée auprès des médecins généralistes franciliens entre juin et novembre 2010, par questionnaire auto-administré, portant sur l’analyse de 6 253 consultations.
Retour d’expérience des Maîtres de stage des Universités en médecine générale en Île-de-France
En février 2011, l’Agence régionale de santé a missionné l’URPS médecins afin de contribuer à la réflexion et à l’action sur le développement des stages en médecine générale.
Pour répondre à cette mission, l’URPS médecins a mené une double démarche : une campagne de recrutement de maîtres de stage et une enquête de « retour d’expérience » auprès des médecins généralistes actuellement maîtres de stage universitaires en Île-de-France, afin d’identifier les raisons de leur choix et l’idée qu’ils se faisaient de cette fonction. Ceci dans le but prospectif d’orienter plus efficacement les futures campagnes de recrutement.
Recruter des maîtres de stage
En septembre 2011, 7 953 généralistes exerçant en Île-de-France ont reçu un courrier leur présentant la maîtrise de stage et les questionnant sur leur motivation pour embrasser à leur tour cette fonction. Sur les 238 réponses reçues à l’Union, 115 médecins étaient intéressés par la maîtrise de stage et 50 d’entre eux souhaitaient même être contactés pour devenir maître de stage. Les 144 autres réponses émanaient de médecins se disant hésitants à accueillir un stagiaire. Quelles en sont les raisons? En premier lieu et loin devant, le manque de temps, suivi de la charge administrative. Viennent ensuite ex-æquo le temps nécessaire de formation pédagogique et des locaux de consultation jugés non adaptés. Ils ne sont que 12 % à juger que la rétribution est insuffisante. Craintes avérées ou idées reçues ?
Connaître les motivations des maîtres de stage
Les premiers résultatsde l’enquête* menée parallèlement auprès des maîtres de stage mettent à mal quelques idées reçues sur la maîtrise de stage : les maîtres de stage ne citent pratiquement jamais la perte de temps, pourtant réelle, qu’implique cette activité. Cela suggère que les bénéfices personnels retirés par les maîtres de stage compensent cet inconvénient précis.
Les raisons qui les ont incités à devenir maîtres de stage sont d’abord la volonté de transmettre leur expérience (96 %), se former, et un intérêt pour la pédagogie. La recherche d’un remplaçant et l’intérêt financier sont cités loin derrière (respectivement par 23 % et 10 % des répondants – possibilité de réponses multiples).
Pour eux, les deux plus grands acquis du stagiaire sont la pratique de la médecine générale et la découverte de la relation médecin-malade. Enfin, 81 % des répondants pensent que ce stage transmet le goût de la médecine générale. Ces maîtres de stage sont majoritairement des hommes d’âge médian 59 ans exerçant en petite couronne, en groupe mono disciplinaire et en secteur 1. Les 19 % qui pensent que ce stage ne donne pas le goût de l’exercice libéral sont moins Parisiens, exercent plutôt seul et sont maîtres de stage depuis moins longtemps ou ont cessé de l’être.
* Enquête menée par questionnaire adressé par courrier en septembre 2011 auprès de 511 maîtres de stage d’Ile-de-France, avec un taux de réponses de 36 %.
Association MOD 4, 5, 6 - Repérage des troubles des apprentissages et troubles psychoaffectifs des enfants de 4 à 6 ans
Résultats et perspectives d’un examen standardisé aux âges clés de 4, 5 et 6 ans chez les médecins généralistes et les pédiatres
Enquête URPS médecins Ile-de-France / URPS médecins de Rhône-Alpes / l’Association française de pédiatrie ambulatoire (AFPA)
Quatre à dix pour cent des enfants d’intelligence normale présentent des troubles développementaux des apprentissages tels que la dyslexie, la dyspraxie, la dyscalculie et sont en situation d’échec scolaire. Or actuellement le taux de couverture des bilans de santé des enfants de 3 - 4 ans et de 6 ans, organisés par les PMI et l’Education nationale, est très variable sur le territoire et ne tend pas vers l’exhaustivité.
Pourtant il est essentiel d’en faire bénéficier tous les enfants : d’où l’idée de formaliser l’implication des médecins généralistes et pédiatres libéraux en leur donnant des moyens adaptés.
Pour tester la faisabilité de ces consultations de repérage au cabinet, une expérimentation a été menée par l’association MOD 4, 5, 6 avec le soutien des Unions régionales des médecins libéraux d’Ile-de-France, de Rhône-Alpes et l’expertise de l’Association française de pédiatrie ambulatoire (AFPA).
<<Contenu de la mallette initiale d’outils de repérage des troubles des apprentissages développée par MOD 4, 5, 6
L’URPS médecins Ile-de-France a mené une enquête auprès des usagers et des médecins libéraux franciliens afin de mieux comprendre leurs pratiques, leurs ressentis et leurs difficultés en matière d’accès aux soins. La récente étude de l’ARS Ile-de-France corrobore les principaux résultats de cette enquête quant au bon niveau de satisfaction des Franciliens concernant leur médecin, à la position du médecin comme référent lors de la demande de conseil médical et pointe également la principale difficulté d’accès aux soins rencontrée par les usagers d’Ile-de-France : les délais d’attente trop longs pour obtenir un rendez-vous.
(1) Enquête URPS médecins Ile-de-France / IFOP menée par téléphone auprès de 502 Franciliens entre les 20 et 22 juillet 2010 portant sur l’ensemble des professionnels de santé.
(2) Enquête URPS médecins Ile-de-France / Cemka Eval menée par questionnaire auto administré auprès de 307 médecins libéraux franciliens en juin 2010.